Publié dans Société

Séjour illégal dans la Grande île - Les quatre suspects Mauriciens rapatriés 

Publié le lundi, 27 février 2023

Rebondissement dans l’affaire concernant l’entrée illégale de quatre Mauriciens soupçonnés par les autorités de leur pays d’être des trafiquants de drogue. Les faits. Leur bateau a fait naufrage sur la côte nord-est de Madagascar, le 12 février dernier. Ils, ce sont ces quatre suspects Mauriciens répondant respectivement aux noms de Yash Beerbul (23 ans), Hemsley Lim Sik Fang (22 ans), Anthony Rosette (36 ans) et Bontemps Rivet (32 ans).

A cette même date, les concernés ont eu la vie sauve grâce au navire MV Halsted qui était passé au large de la côte à Antsiranana. Mais samedi dernier, l’affaire a évolué. Alors que les Forces de l’ordre, côté malagasy, ne se sont même pas exprimées sur les tenants et les aboutissants de leur enquête sur cette affaire, voilà qu’un quotidien de l’île soeur annonce que les quatre ont été rapatriés à Maurice, du moins dans la soirée. Sitôt après leur débarquement dans leur propre pays, les quatre suspects ont été interrogés par les enquêteurs d’un service spécialisé dans le crime à Maurice, pour répondre surtout de leurs actes sur leur déplacement et les circonstances du naufrage. Il sera aussi question de leur séjour sur le territoire malagasy.

Ces Mauriciens ont quitté leur pays, en déclarant vouloir faire une partie de pêche. Au départ, ils étaient seulement deux à quitter un port à Maurice. Mais à un moment, des informateurs ont signalé la disparition de deux autres personnes dans une localité du littoral mauricien. Deux jours après, un troisième passager a dû être récupéré quelque part par le même petit bateau qui se dirigeait vers la Grande île. A preuve, l’équipage d’un navire de pêche battant pavillon libérien, ayant sauvé les Mauriciens, a été surpris de voir, non trois mais quatre personnes à bord de la vedette rapide signalée et en dérive vers la côte nord-est de Madagascar. 

Retraçons brièvement l’affaire. Le soir du vendredi 10 février dernier, ce navire libérien a secouru les quatre hommes en haute mer, au large de Madagascar. Deux jours plus tard, ils ont pu regagner la terre ferme tandis que les autorités malgaches les ont pris en charge. Selon des quotidiens de l’île Maurice, les autorités de cette île soupçonnent la bande d’avoir été en mission pour ramener de la drogue. Et qu’ Anthony Rosette voulait échapper à la justice mauricienne. Son cas mérite l’attention. Il est dans l’attente de sa condamnation pour un meurtre survenu  en avril 2017. De plus, il est soupçonné d’avoir tué un autre mauricien au cours d’une dispute. 

De lourds antécédents comme le rapporte toujours ce journal mauricien comme quoi le frère d’Anthony Rosette est actuellement en prison pour trafic de drogue. Il a été arrêté après la saisie de 110 kg d’héroïne vers fin octobre 2018. A l’époque, quatre suspects, dont le frère d’Anthony Rosette, ont été arrêtés. Ils sont écroués depuis.

Cependant, il faut préciser que le rapatriement de ces quatre Mauriciens semble n’avoir aucun lien avec l’autre affaire sur la découverte d’un autre bateau baptisé le « bras d’eau » au large de Vohémar, le 20 février dernier, du moins à ce que nous a fait savoir la Gendarmerie à Vohémar. Le week-end dernier, il a publié un avis de recherche avec comme motif un séjour illégal dans la Grande île concernant trois autres suspects Mauriciens, également portés disparus après qu’ils ont pu regagner la terre ferme à Vohémar, mais dont les signalements semblent ne pas du tout correspondre à ceux des quatre premiers, c’est-à-dire ceux qui venaient d’être rapatriés à Maurice, le soir du 25 février  « Je pense qu’on parle de différentes personnes. Car nous n’avons été informés sur la découverte de cette vedette que le 20 février dernier au large de Vohémar. A mon avis, les quatre autres Mauriciens que vous avez décrit ont été arrêtés à Antsiranana, et non à Vohémar. C’est pour dire que l’enquête n’est pas encore terminée, du moins de notre côté », confie une source auprès de la Gendarmerie. Bref, l’on craint alors qu’il y a 7 suspects Mauriciens qui seraient entrés illégalement dans nos frontières depuis le début février dernier.

 

Recueillis par F.R

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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